ARTISANS BOUCHERS CHARCUTIERS TRAITEURS

NORD

PAS-DE-CALAIS

   

La Jurande des compagnons de Saint Jacques de la Boucherie

 

LA JURANDE

La Jurande des compagnons de Saint Jacques de la Boucherie est la confrérie nationale des bouchers, bouchers-charcutiers, traiteurs. Créée en 1990 à l’initiative de la C.F.B.C.T., la Jurande a pour but de valoriser le savoir-faire de la boucherie artisanale et la tradition de bonne bouche, ainsi que toute la modernité du métier.


-  LES CONFRÉRIES
-  HISTOIRE DE LA JURANDE
-  POURQUOI "SAINT-JACQUES DE LA BOUCHERIE" ?


LES CONFRÉRIES


Au moyen-âge, chaque cité est administrée par un Conseil. Une charte accorde, selon les localités, des libertés communales. Ces attributions multiples s’exercent dans les domaines de ce que nous appellerions aujourd’hui le contrôle de la qualité, la dégustation, la répression des fraudes, l’encaissement des taxes....

Certaines confréries, vineuses, trouvent leurs origines aux XIIème et au XIIIème siècles. A ces mêmes époques furent créées les corporations. Elles formaient en leur sein des apprentis, des compagnons et des maîtres. Ils recevaient ces titres après avoir, devant leurs pairs, réalisé le "chef d’œuvre". Ces corporations fixaient des règles très contraignantes et régissaient l’ensemble des travaux. En 1248, sous Saint Louis, Roi de France, fut constituée la corporation des Rôtisseurs, appelés les "Ayeurs". Ils avaient notamment le privilège de rôtir les oies, volatiles particulièrement appréciés.

Les chartes ont régi les métiers jusqu’en 1789, où toutes les corporations ont été dissoutes par Robespierre. La Compagnie Royale des Officiers de Bouche, fondée en 1657 par Nicolas de Bonnefons à la cour de Louis XIV, a connu le même sort pour ressusciter en 1982 à Chinon sous le nom de "Confrérie de la Marmite d’or".

A partir des années 60, avec le développement du tourisme, de nombreuses confréries voient le jour. Elles sont généralement rattachées à un office du tourisme, une mairie, un comité des fêtes ou une coopérative agricole, pour mettre en valeur le patrimoine régional. Elles ont presque toutes pour ambition d’assurer la promotion des villes, des régions ou des produits et de les mieux faire connaître.

La particularité de la Jurande des compagnons de Saint Jacques de la Boucherie est de faire la promotion nationale d’un métier et des produits qui s’y rattachent, de mettre en valeur le savoir-faire des artisans bouchers de France, la viande et les produits de qualité, de quelque région qu’ils proviennent.


HISTOIRE DE LA JURANDE


"Par mes yeux appréciés, par mon palais dégusté, tradition bouchère je jure préserver"

-  5 novembre 1990, Nîmes : Assemblée Générale - Annonce de la Création de la Jurande
-  4 avril 1991 : Intronisation des Hauts Dignitaires Nationaux
-  14 avril 1991, Tours : Assemblée Générale, Présentation des Hauts Dignitaires.
-  4 novembre 1991, Versailles : Assemblée Générale, 1er chapitre avec adoubement des premiers Grands Professionnels, des Présidents nationaux, de l’Interprofession etc...
-  Décembre 1991 : Participation de la Jurande à l’exposition de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, avec l’aide du Syndicat de la Boucherie de Paris et le BTB (Bœuf de Tradition Bouchère).
-  6 avril 1992, Bordeaux : lors de l’Assemblée Générale, 2ème chapitre avec ordination des Présidents Régionaux et des hautes personnalités
-  15 novembre 1992, Saint-Malo : lors de l’Assemblée Générale, 3ème chapitre, fin des ordinations des Présidents de région.
-  25 avril 1994, Annecy - 4ème chapitre : constitution du bailliage Rhône-Alpes.
-  29 août 1994, constitution à St Mihiel du bailliage Lorraine.
-  2 avril 1995, Nogent sur Oise - 5ème chapitre : constitution du bailliage picard.

Et beaucoup d’autres chapitres...

Dimanche 4 février 2007  - 18e chapître National de la Jurande de Saint Jacques de la Boucherie, constitution du bailliage Nord - Pas de Calais - 147.8 ko

Dimanche 4 février 2007 - 18e chapître National de la Jurande de Saint Jacques de la Boucherie, constitution du bailliage Nord - Pas de Calais

Lire l’article de La Voix du Nord - mardi 6 février 2007 - 138.9 ko

Lire l’article de La Voix du Nord - mardi 6 février 2007


POURQUOI "SAINT-JACQUES DE LA BOUCHERIE" ?


Les étals de la boucherie parisienne étaient installés sur un terrain royal, à proximité de l’église Saint-Jacques, devenue Saint-Jacques-de-la-Boucherie, où se réunissait la confrérie. C’était là le centre vital de Paris. En 1388, un boucher acheta le droit d’avoir une lucarne sur l’église, pour voir, de chez lui, célébrer la messe. En 1405, un autre boucher, Guillaume Haussecul, acheta une clef de l’église afin d’y faire dévotion à toute heure... La Tour, élevée entre 1509 et 1523 grâce aux moyens financiers de bouchers, est le seul vestige de l’église, détruite en 1797. La Tour porte, à ses quatre angles, la statue de Saint Jacques le Majeur, un aigle, un lion et un bœuf. Depuis 1891, la Tour est une station météorologique - sans doute en souvenir de Blaise Pascal, qui se livra là à des expériences barométriques ! La Tour a également été occupée par une fabrique de plomb de chasse : les gouttelettes de plomb, en tombant des 54 mètres de la Tour, avaient le temps de s’arrondir avant de tomber dans un bassin d’eau froide...

Elle est désormais devenue le haut-lieu des bouchers de France.

La Tour Saint-Jacques à Paris



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